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Points clés à retenir
- Le calendrier automne s’étend de septembre à décembre, avec un pic en octobre
- Les légumes de saison ont augmenté de 17% en 2026, contre 2% pour les fruits
- Carotte, oignon et poireau sont les plus touchés par la sécheresse 2026
- Courgette et melon voient au contraire leurs prix reculer nettement
- La congélation et l’achat au producteur limitent l’impact sur le budget
Qu’est-ce qu’un fruit ou légume d’automne
Les fruits et légumes d’automne désignent tout ce qui pousse et se récolte entre septembre et décembre. Chez moi, c’est la saison où le marché change de couleur : les tomates disparaissent, les courges envahissent les étals.
Manger de saison, ce n’est pas qu’une question de principe. Un potimarron cueilli en octobre coûte moins cher et goûte infiniment plus qu’un légume forcé sous serre. C’est aussi un geste simple pour limiter le transport et le gaspillage.
Ouvrir l’infographie en grandLa liste complète des légumes d’automne
La liste est large, et je préfère la classer par famille plutôt que de tout mélanger en vrac.
Racines et tubercules
- Carotte
- Panais
- Betterave
- Topinambour
- Pomme de terre
Courges et cucurbitacées
- Potimarron
- Potiron
- Butternut
Choux et crucifères
- Chou-fleur
- Brocoli
- Chou de Bruxelles
Autres incontournables
- Poireau
- Céleri
- Champignons (cèpes, girolles)
La liste complète des fruits d’automne
Côté fruits, l’automne est tout aussi généreux, avec des textures et des usages très différents.
Fruits à pépins et à noyaux
- Pomme
- Poire
- Prune
- Coing
Fruits à coque
- Châtaigne
- Noix
- Noisette
Fruits exotiques et d’hiver précoce
- Kaki
- Kiwi
- Raisin
- Mandarine
- Grenade
Calendrier mois par mois, de septembre à décembre
Le fichier de fruits-legumes.org recense 143 produits de saison en septembre, un mois de transition où les derniers légumes d’été (tomates, courgettes) côtoient déjà les premières courges.
Octobre marque le vrai pic, avec 135 fruits et légumes disponibles. C’est le mois des champignons, des courges en pleine forme et des premières châtaignes qui tombent.
Testé et approuvé chez moi : direction Rungis en pensée grâce à ce reportage, qui montre bien l’ampleur de l’offre à cette période.
En novembre puis décembre, l’offre se resserre à 101 puis 85 produits. On bascule vers les agrumes précoces (mandarine, kaki) et les légumes d’hiver comme le céleri-rave.
Bienfaits nutritionnels des fruits et légumes d’automne
L’OMS recommande 400 g de fruits et légumes par jour, soit environ cinq portions de 80 g. L’automne facilite cet objectif grâce à des produits riches et variés.
Les courges apportent du bêta-carotène, les agrumes précoces de la vitamine C, et les légumes racines du potassium. Les choux, eux, sont bourrés de fibres qui soutiennent la digestion, utile après les excès de l’été.
En période de rentrée et de premiers frimas, cet apport en vitamines aide à soutenir les défenses naturelles. Rien ne vaut une bonne soupe de potimarron pour retrouver un peu d’énergie en octobre.
Comment bien les choisir et les conserver
À l’achat, une courge doit sonner creux quand on la tape, et sa peau doit être ferme, sans taches molles. Pour les pommes, je préfère celles qui ont encore leur pédoncule : elles se gardent plus longtemps.
Petite astuce glanée sur place lors de mes reportages en Italie : les courges entières se conservent plusieurs mois dans une cave fraîche et sèche, à l’abri de la lumière. Une fois coupées, elles filent au frigo et se mangent sous trois à quatre jours.
Les châtaignes, en revanche, ne pardonnent pas l’attente. Fraîches, elles se gardent une semaine au frigo dans un sac perforé, mais elles se congèlent très bien, épluchées ou non, pour tenir plusieurs mois.
Prix et impact du contexte 2026 sur le budget automne
Cette saison n’est pas comme les autres. Selon Que Choisir, qui a analysé les données du marché de Rungis, les prix des légumes de saison ont grimpé de 17 % sur un an, contre seulement 2 % pour les fruits.
La sécheresse et la canicule de l’été 2026 expliquent en grande partie cet écart. Les rendements de carotte, oignon, ail et échalote ont reculé de 20 à 30 %. Pour le haricot, le poireau et le chou-fleur, les pertes atteignent jusqu’à 50 %, selon les filières agricoles françaises.
Bonne nouvelle malgré tout : tous les prix ne s’envolent pas. La courgette a reculé de près de 40 % et le melon d’un tiers, preuve que l’inflation n’est pas uniforme sur l’étal.
Face à ces hausses ciblées, je conseille de miser sur les légumes moins touchés. Chou, betterave, panais. Plutôt que de s’obstiner sur le poireau ou la carotte à prix fort.
Pour limiter la facture, j’achète directement au producteur quand je peux, en évitant les intermédiaires. Congeler en grande quantité quand un légume est abondant reste aussi le meilleur moyen de lisser le budget sur plusieurs semaines.
Idées de recettes simples pour cuisiner l’automne
Je la refais presque toutes les semaines dès que le froid s’installe : une potée de panais et pomme de terre, mijotée doucement avec un bouillon maison. C’est simple, ça réchauffe, et ça utilise les légumes les moins chers du moment.
Pour un gratin qui change de l’ordinaire, j’associe butternut et poire, avec un peu de comté râpé dessus. Le sucré du fruit adoucit le côté terreux de la courge, une combinaison rapportée d’un repas partagé chez des voisins portugais.
Côté dessert, la compote pomme-coing reste une valeur sûre, cuite longuement avec un bâton de cannelle. Et pour les soirs frais, rien ne remplace des châtaignes grillées à la poêle, à picorer devant le feu.
Enfin, une salade tiède associant betterave rôtie, mandarine et noix apporte un contraste franc entre le sucré et l’amer. C’est ce type de mariage fruit-légume qui, dans mon expérience, surprend toujours les invités et clôture bien un repas d’automne.



